Tout d’abord, l’histoire que nous racontent ces quatre jeunes gens de Sheffield, les Arctic Monkeys, dans leur second album « Favourite Worst Nightmare », nous parle d’un monde dérangeant, mais pourtant si réaliste, entre problèmes d’alcool, d’amour ou encore de suicide; le groupe raconte, l’histoire de l’Angleterre des années 2000. Par exemple, « fluorescent adolescent » est une évocation juste et ironique, montrant la difficulté d’être jeune en Angleterre au bout de douze bloody mary. La réalité dans cet album est rude, bien imagée, et cet album est encore mieux que leur premier disque, « Whatever People Say I Am That’s What I’m Not ».
Par ailleurs, le groupe a creusé le sillon qu’il avait joyeusement ouvert précédemment ; résultat, ce disque des jeunes singes est encore meilleur que le premier. Le bassiste Andy Nicholson a été remplacé par un jeune homme plus brillant et efficace, et on sent que le groupe a voulu dessiner un paysage plus complexe que celui qu’esquissait le premier album. Je peux citer « Brianstorm » le morceau d’ouverture, dynamique et d’une rare évidence, qui résonne comme une déflagration. Alex Turner et sa bande réussissent avec brio leur second album, en nous envahissant dans leur monde étonnant.
Enfin, c’est une brèche nouvelle et complexe qui s’ouvre dans l’univers décidément passionnant de ces jeunes surdoués. Les anglais montrent qu’ils ont envie de s’amuser, on peut le deviner notamment grâce à la pochette de l’album très colorée et assez folle, qui reflète bien l’esprit des chansons de « Favourite Worst Nightmare », ce second opus. Je peux citer la chanson « do me a favour » titre à double détente qui illustre le monde dément des jeunes singes, ou encore « 505 », chanson magistrale et mélancolique qui clôture le disque. Ceux qui n’aiment pas les singes n’ont pas fini de faire la grimace !
Clémence B.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire