mardi 29 avril 2008

Le bovarysme ou l’ennui suprême !

Tout d’abord, ce roman est l’ennui dans l’âme, l’ennui suprême. On remarque en effet que ce roman ne raconte rien, qu’il se contente de tourner autour du pot sans jamais rien dévoiler. En effet : « la conversation de Charles était plate comme un trottoir de rue. », cette précision bouleversante (comme tant d’autres dans ce livre) en fait un livre où l’ennui règne, où le lecteur vit un supplice, un calvaire, un martyre !

Ensuite, dans ce livre qui ne raconte rien, l’auteur se contente de nous écrire du dialogue trivial, à savoir des discussions pales, livides, blafardes où le maître mot est l’impertinence et la naïveté qui plonge le lecteur dans son sommeil le plus profond. Ainsi avec des conversations telles que : « Et quelle musique préférez-vous ? », l’ennui se manifeste dans toute sa splendeur.

Enfin, le sujet de ce livre, à savoir la femme qui trompe son mari et qui se retrouve trompée (par ses amants), le tout dans une naïveté parfaite, nous laisse nous endormir sans avoir besoin d’aucun somnifère. Les romans d’amour à l’eau de rose ennuient et endorment beaucoup de monde, en effet : « sans effort, leurs doigts se confondirent. » Voila donc ce qui achève le lecteur avide d’aventure et de remarques perspicaces.

Thomas T.

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